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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 20:20

9782253166382.jpgTitre original: Nattfak


Note:

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Quatrième de couverture:


Comme dans L'Heure trouble, son précédent roman salué par la critique internationale, J. Theorin nous emmène dans l'île d'Öland à l’atmosphère si étrange. Les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s'y installer définitivement. Quelques jours après leur arrivée, Katrine Westin est retrouvée noyée. Son mari s’enfonce dans la dépression. Alors que d’inquiétantes légendes autour de leur vieille demeure refont surface, la jeune policière chargée de l'enquête est vite convaincue que cette mort n’est pas accidentelle... Porté par l'écriture très personnelle de Theorin, un suspense où passé et présent s'entrecroisent dans un climat troublant, aux limites du fantastique.

 

Avis:

 

Enfin, nous voilà de retour sur l'île d'Öland. Johan Theorin nous replonge au coeur de la brume mystérieuse et fantomatique que nous avions eu plaisir à découvrir dans L'heure trouble, son précédent roman. Pour ajouter au climat si particulier de ses romans, l'auteur place son histoire à l'extrémité d'Öland, le lieu le plus reculé de l'île: la maison des gardiens des phares. Battue par les vents, le froid et la mer, cette demeure d'Aludden a traversé les années, les siècles, refermant en elle toutes les tragédies et les histoires de ses habitants.  Pour ce roman, Johan Theorin va donner une nouvelle dimension à son roman en faisant appel au fantastique. Ici présent et passé se côtoient, vivants et morts. Cependant, ce n'est pas non plus une histoire fantastique à part entière, l'écho des morts reste avant tout un thriller. Les histoires des précédents occupants d'Aludden vont venir se greffer au récit principal, piquer notre curiosité et étoffer le coté mystérieux qui règne déjà sur cette île. On peut d'ailleurs plus parler de folklore ou de traditions que de fantastique puisque tout s'inscrit dans les croyances locales.  Un roman particulier où on navigue entre deux mondes: la dure et implacable réalité de la vie sur cette pointe de l'île  et l'écho des vies qui s'y sont déroulées.   Les plus cartésiens pourront être déstabilisé par le coté fantastique de l'histoire. Personnellement, j'ai trouvé que ces échos du passé se mariés parfaitement au décor de l'île d'Öland. Même si je ne m'y attendais pas du tout, je me suis laissée conduire par l'auteur dans ce récit original.


Coté personnages, nous avons l'agréable surprise de retrouver Gerlof Davidsson, ce vieil homme meurtri par la disparition de son petit-fils dans l'heure trouble. Mémoire des histoires de l'île, il sera une fois de plus une aide précieuse dans la résolution de l'enquête. 

 

Une nouvelle fois, Johan Theorin et son île m'ont séduite et surprise.  Comme dans son roman précèdent, le paysage et le climat sont des éléments capitaux pour le récit, une trame parfaitement bien dessinée.  L'écho des morts qui a rencontré un grand succès à sa sortie confirme le talent de Johan Theorin. Le goût de l'auteur pour l'île d'Öland donne envie d'explorer ce lieu, même si il semble bien dangereux de s'y aventurer vu le nombre de morts que l'auteur laisse derrière lui après chaque roman.      

 

 

 

 

 


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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 12:11

9782070441181FS.gifTitre original: De eetclub

 

Prix littéraire: Prix SNCF du polar européen 2010

 

Note:


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Quatrième de couverture:

 

Dans un petit village de la banlieue d’Amsterdam, un groupe d’amis partage la même aisance financière, le goût de la bonne chère et du bon vin.
Les maris ont tous, semble-t-il, bien réussi, leurs épouses, qu’elles travaillent ou non, passent de longues heures à refaire le monde autour d’un verre. Ils ont même fondé un « club des dîneurs » et s’invitent sans cesse chez les uns et les autres. Mais un incendie vient briser ce bel équilibre : Evert aurait mis le feu à sa maison après avoir drogué sa femme et ses enfants. Quelques jours plus tard, sa voisine Hanneke, qui se révèle être aussi sa maîtresse, se jette par la fenêtre d’un hôtel.
Karen, la meilleure amie d’Hanneke, commence à se poser des questions sur ces morts. Soudain tous ses voisins lui semblent suspects, y compris le séduisant Simon avec qui elle a une liaison... Elle découvre peu à peu les mensonges, les rivalités et les adultères. Aidée d’une inspectrice tenace, elle met peu à peu au jour tous leurs vilains petits secrets jusqu’à faire surgir l’horrible vérité.

 

 

Avis:

 

Une fois de plus je me suis laissée tenter par la publicité alléchante "prix de l'année xxx". Habituée à la qualité des romans qui se sont vus attribués le prix polar SNCF, je suis tombée de haut. Cette lecture a été pour moi longue et ennuyeuse. Certes si on ne s'attendait pas à un polar, on aurait pu espérer trouver un roman policier truculent, croustillant ou même drôle; un desperate housewife peu être. Là où on pourrait lire des paragraphes sur des voisins inquiétants, on découvre des voisins tout ce qu'il y a de plus normaux. Pas une normalité qui peut susciter la peur ou la moindre angoisse! Non c'est banal et seulement ça! Autant dire que je me suis forcée à finir ce livre pour savoir ce qui avait vraiment justifié ce prix SNCF du polar européen 2010. Certes les 40 dernières pages sont vraiment bien, pleines de rebondissements et d'action mais ils ne s'agit que de la fin du roman. Toutes ces pages insipides pour une bonne fin... Deux semaines après le fin de la lecture, j'ai du mal à me souvenir de l'intrigue. Pourtant bon public, ce roman m'a profondément déçue........ Pour ceux qui seraient quand même tentés par Petits meurtres entre voisins, je vous rassure la majorité des critiques sont bien meilleurs que la mienne.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 14:00

monstreFlorence

Titre original: The monster of Florence

 

Année de publication en France: 2010

 

Note:

 

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Quatrième de couverture:


Entre 1974 et 1985, sept couples d'amoureux ont été sauvagement assassinés dans les collines de Florence. Ont suivi dénonciations, folles rumeurs et procès en série....

Douglas Preston et Mario Spezi ont repris l'enquête, qui semble déranger en haut lieu...

Leur récit, surprenant et terrifiant, sera adapté au cinéma avec George Clooney dans le rôle principal.

 

 

Avis:

 

Pour ce roman, le célèbre écrivain Douglas Preston s'est associé avec son ami Mario Spezi, journaliste Florentin pour le Nazionne. Délaissant son acolyte habituel, Lincoln Child, le temps de cet ouvrage, Preston s'attaque aussi à un style différent avec un livre témoignage/ enquête sur des faits réels. Même si elle est véridique, l'histoire de ces meurtres et surtout de l'enquête est digne d'un scénario d'Hollywood. Le travail de la police italienne et des magistrats de Florence est invraisemblable. Incompétence, acharnement, corruption et bien d'autres termes peu flateurs rythme l'enquête de la justice italienne. Tout au long de cet ouvrage, on ne cesse de se dire "ce n'est pas possible!", "c'est incroyable", "ils ne peuvent pas faire ça" mais la réalité est bien là et pointe du doigt une machine judiciaire délabrée. 

 


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C'est en s'installant près de Florence avec sa famille que Douglas  Preston va rencontrer Mario Spezi et se plonger dans l'enquête sur le monstre de Florence que la police italienne n' a toujours pas arrêté en dépit de la multitude d'arrestation qui ont eu lieu. Le plus incroyable et choquant de toute cette enquête est certainement le retournement de la justice florentine contre Preston et Spezi qui seront mis en accusation. Même si Preston a "la chance" à ce moment là d'avoir regagné les Etats-Unis, son ami, Mario Spezi est arrêté et mis en prison, accusé d'être le fameux meurtrier.


 

Même si ce livre est loin d'être dans le style habituel de Douglas Preston, il n'en est pas moins passionnant et effrayant. La proximité et l'implication des deux auteurs dans le déroulement de l'enquête renforcent notre indignation face à la justice italienne qui n'a jamais pu mettre la main sur le Monstre de Florence.


 

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 16:33

polarTitre original: The cabinet of curiosities

 

Année de publication en France: 2003

 

Note:

 

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Quatrième de couverture:

 

Manhattan. Les ouvriers d'un chantier de démolition découvrent avec horreur parmi les gravats des ossements humains. L'enquête menée par Pendergast, du FBI, l'archéologue Nora Kelly et le journaliste William Smithback établit qu'il s'agit des restes de trente-six adolescents, victimes d'un tueur en série, le Dr Leng, ayant sévi à New York vers 1880. Les jours suivants, plusieurs meurtres sont commis selon le mode opératoire de Leng.

Se peut-il que ce dingue soit toujours vivant? Ou aurait-il fait des émules?

 

 

Avis:


Encore une fois Preston & Child arrivent à savamment mélanger enquête, thriller, aventure et histoire. Comme à leur habitude, les auteurs ne perdent pas de temps en pages inutiles et propulsent le lecteur au coeur du roman dès les premières pages. L'ambiance étrange et glauque des cabinets de curiosités ne laissera pas indifférent.


L'inspecteur Pendergast est de retour dans cette nouvelle aventure; toujours aussi étrange, hors du commun. Une des caractéristiques des romans de Preston et Child est de présenter Pendergast comme personnage récurent et souvent fil conducteur sans pourtant qu'il soit le personnage principal du roman. Les autres protagonistes de l'histoire comme ici William Smitback (déjà croisé dans Relic) ont une place toute aussi importante dans le déroulement de l'enquête voir même plus marquée dans le cas de Nora Kelly du Museum d'histoire naturelle. Tous les personnages principaux appartiennent à des corps de métier différents et apportent leur savoir-faire au cours des recherches: l'inspecteur du FBI, l'archéologue, le journaliste et le policier. Cet équilibrage des rôles et leur variété dans le roman permettent, à mon sens, de maintenir une plus grande largeur de champs d'action pour les auteurs et de ne pas focaliser le lecteur sur Pendergast dont l'originalité pourrait en trop grande dose être déroutante. Quelques éléments viennent s'ajouter au grand puzzle de l'histoire de Pendergast (dont quelques liens avec l'enquête en cours m'ont semblé tirés par les cheveux).


La chambre des curiosités réserve son lot de rebondissements, de suspens et de mystère. L'aventure est au rendez-vous et on se laisse facilement prendre dans les filets de Preston et Child qui démontrent une nouvelle fois la grande qualité de leur écriture à quatre mains.


 

curiositycabinet.jpg



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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 21:59

monstreFlorenceCette semaine, gros plan sur le Monstre de Florence de Douglas Preston et Mario Spezi. Ce policier relate la plus longue et périlleuse enquête criminelle qu'ait connue l'Italie. Ici pas de fiction, tout est véridique et pourtant les situations semblent sorties tout droit d'un film. Bonne lecture....

 


"En tant que spécialiste du roman noir, je me pique d'être fin connaisseur des grandes affaires criminelles, mais il faut bien reconnaître que l'histoire du Monstre de Florence dépassait toutes les autres. Sans exagération aucune, je reste persuadé que cette affaire est peut-etre ~ j'insiste sur le "peut-être" ~ l'enquête criminelle la plus extraordinaire de tous les temps. 

Entre 1974 et 1985, sept couples - soit quatorze personnes - ont été assassinés alors qu'ils faisaient l'amour dans leur voiture au milieu des collines qui entourent Florence. L'affaire aura donné lieu à l'enquête criminelle la plus longue et la plus coûteuse de toute l'histoire italienne. Près de cent mille suspects ont été entendus, dont plus d'une douzaine ont été arrêtés avant d'être relâchés dès que le Monstre décidait de frappait de nouveau. Plusieurs dizaine de personnes ont vu leur vie basculer à cause de rumeurs et de fausses accusations. Les Florentins qui ont grandi à l'époque de ces crimes disent tous que leur ville s'en est trouvée bouleversée à jamais. L'affaire aura provoqué des suicides, entraîné des exhumations, fait naître des soupçons d'empoisonnement. Des morceaux de corps humains ont été acheminés par la poste, les cimetières ont servi de cadre à des séances de spiritisme, sans parler des procès, des faux indices et des vendettas judiciaires qui ont suivi. [...]

Échappant à la plus longue chasse à l'homme de toute l'histoire de l'Italie moderne, le Monstre de Florence n'a jamais été appréhendé. Lorsque je me suis installé en Italie en 2000, l'affaire n'avait toujours pas été élucidée et le Monstre était encore en liberté.

Spezi et moi sommes devenus amis après cette première rencontre, et je n'ai pas tardé à me passionner pour l'affaire. Au printemps 2001, nous avons décidé de découvrir la vérité de mettre la main sur le vrai coupable. [...]

Spezi et moi avons été rattrapés par l'affaire en cours de route. J'ai notamment été accusé de complicité de meurtre, de détournement de preuves, de faux témoignage et d'entrave à la justice. On m'a menacé d'arrestation si je remettais les pieds en Italie. Les choses sont allées plus loin encore pour Mario, puisqu'on l'accusé d'être lui-même le Monstre de Florence."

 

Le Monstre de Florence de Preston & Spezi

Editions J'ai lu

p14/p15


 


 

 

"

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 12:45

9782702141045Titre original: Il suggeritore

 

Première publication en France: 2010

 

Récompense: Prix SNCF du meilleur auteur européen de polar 2011

 

Note:

 

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Quatrième de couverture:

 

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis le début de l'enquête, le criminologue Goran Gavila et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent.
Lorsqu'il découvre un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Mila Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire...

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

 

 

Avis:

 

Récompensé au printemps dernier par le prix SNCF du meilleur polar européen, Le chuchoteur n'a pas manqué de piquer ma curiosité. Avec sa sortie en version poche au début juin, j'ai profité de l'occasion pour me lancer dans la lecture de ce polar/thriller.Et quel roman!!

L'auteur ne laisse aucun temps mort et ce dès les premières pages. L'atmosphère est glauque sans pourtant être désagréable ou gênante. Les meurtres sont atroces mais l'auteur les aborde avec justesse sans surenchère de gore; l'horreur de ces crimes se suffit à elle-même. Dans cet traque au tueur de petites filles, la pression et le suspens sont omniprésents. Chaque fin de chapitre apporte son retournement de situation et souvent des plus étonnants. Le lecteur est baladé par l'auteur qui nous guide dans les tréfonds de l'âme humaine. Le lecteur ne peut s'empêcher de s'interroger la culpabilité des différents protagonistes même les enquêteurs. Mais l'auteur nous déroute rapidement et avec brio. C'est un véritable jeu de pistes avec ses révélations et ses impasses. Les personnages de Gavilla et de son équipe semblent peu fouillés avec des aspects très caricaturaux mais cette façon d'aborder les protagonistes laisse planer le doute sur leurs vies et leurs implications réelles. Seule Milla, la jeune experte en enlèvement, se dévoile au fur et à mesure du roman mais toujours par notes subtitles...Un personnage sombre et torturé qui ne manque pas de corser l'intrigue.

Le final ne déroge pas à la règle et s'avère des plus surprenants.


Ce roman m'a tenu en haleine de bout en bout, me laissant que peu de temps pour dormir. Le chuchoteur est un grand cru qui mérite grandement le prix SNCF. Avec ce premier roman, Donato Carissi fait une entrée fracassante dans le monde du thriller. Doué d'un talent incontesté pour le suspens et le jeu de piste, Il est sûr que cet auteur n'a pas fini de nous surprendre.

 

 

 

 


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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 12:00

La-cite-des-jarres fiche livreTitre original: Myrin

 

Première publication en France: 2005

 

Prix: Clé de verre du roman noir scandinave, Prix mystère de la critique, Prix coeur noir

 

Note:

 

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Quatrième de couverture:

 

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik.
L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant " qui fait perdre son temps à la police...
Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans.
Et le conduisent tout droit à la "Cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...

 

Avis:

 

La Cité des jarres est le premier opus des aventures de l'inspecteur Erlendur. Sans préambule, ni introduction, le lecteur se retrouve au coeur de l'enquête policière. Le style clair et sans fioriture agit très vite. L'auteur ne fait pas dans le polar gore ou à fortes sensations. La part belle est faite à l'enquête. Dans ses romans, les personnages d'Indridason fouillent le passé, déterrent les secrets et s'appuient sur leur intuition. Cette façon d'aborder une enquête de façon "traditionnelle" est un des grands atouts d'Arnaldur Indridason. Loin des méthodes scientifiques qui donnent toutes les réponses dans "les experts", les indices sont ici plus palpables et demandent aux inspecteurs des véritables talents d'enquêteur.

Le lecteur découvre ainsi au fil des pages l'univers d'Arnaldur Indridason: l'Islande et son climat, des personnages souvent usés par la vie et le passé qui refait toujours surface.

 

J'aimerai insister sur l'importance du paysage Islandais. C'est un personnage à part entière qui transpire à travers les pages des romans d'Arnaldur Indridason: la brume, la pluie, la neige, un paysage fantomatique au coeur duquel disparaissent les gens sans laisser aucune trace. Le caractère de certains personnages semble avoir été forgé par cette nature dure et isolée et en particulier celui d'Erlendur. 


L'auteur ne s'étend pas dans la description des personnages et de leur histoire. Cette économie de détails laisse planer un certain mystère sur Erlendur et son équipe. Au fil des livres, on découvrira leur histoire et les fantômes qui hantent leur passémais toujours par petites touches discrètes. Erlendur est le personnage principal de ce roman sans pourtant être un héros ni même un anti héros. Cet inspecteur est un homme fatigué, rongé par les drames de son passé et par les choix difficiles qu'il a jadis pris comme l'abandon de sa famille. La vie est loin d'être rose autour de lui mais il s'en accommode et vit avec et souvent malgré elle. Il faudra lire ses autres enquêtes pour en découvrir un peu plus sur cet homme solitaire et étrange.

 

Bien que La Cité des jarres m'est beaucoup plu, il n'égale pas "la femme en vert" qui reste à ce jour mon enquête préférée de l'inspecteur Erlendur et de son équipe. C'est toujours avec délectation et un grand plaisir que je lis un roman d'Arnaldur Indridason et pour l'instant, je n'ai jamais été déçue par ses polars. Le prochain sur la liste: Hypothermie.


 

Vous pourrez découvrir un court extrait de La Cité des jarres sur cet article.

 

 

Best seller dans de nombreux pays, il n'est pas étonnant que La Cité des jarres ait été adapté au cinéma.

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 10:00

La-cite-des-jarres_fiche_livre.jpgPour vous faire partager un peu plus mes lectures, chaque mercredi, je vous proposerai un extrait choisi au gré de mes lectures. Cette semaine, mon choix se porte sur La cité des jarres d’Arnaldur Indridason, auteur islandais que j’apprécie tout particulièrement pour ces polars battus par les tempêtes, la neige et le froid. Cet excellent roman est disponible aux éditions points et depuis peu en format .2.

 

" C’est dans le tiroir du bas qu’il trouva la photo.

Erlendur était en train de le repousser quand un froissement se fit entendre. Il tira à nouveau le tiroir vers l'extérieur, le repoussa et entendit une nouvelle fois le froissement. Le tiroir frottait contre quelque chose quand on le refermait.[...] Il s'agenouilla sur le sol, tira complètement le tiroir et remarqua que quelque chose était resté coincé dans le n, et étendit le bras pour l'attraper.

Il s'agissait d'une petite photo noir et blanc représentant une tombe dans un cimetière en hiver. Il ne reconnut pas immédiatement le cimetière. Une stèle était accolée à la tombe et l'inscription principale était assez facile à lire. C'était un prénom féminin. Audur. Sans patronyme. Erlendur avait du mal à discerner les années. Il chercha ses lunettes à tâtons dans la poche de sa veste, les mit et approcha la photo de son nez. 1964-1968. il voyait la trace d'une épitaphe mais l'inscription était petite et il ne parvenait pas à la lire. Il souffla doucement sur la photo pour enlever la poussière.

La petite n'avait que quatre ans au moment de sa mort. Erlendur leva les yeux à cause des hurlements du vent. C'était la mi-journée mais le ciel était noir, d'une obscurité hivernale, et la pluie de l'automne fouettait les parois de l'immeuble." 


La Cité des Jarres (titre original Myrin)

Arnaldur Indridason

Page 47/48

 


 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 15:06

9782253125273Titre original: A quiet belief in angels

 

Année de publication en France: 2008

 

Note:

 

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Quatrième de couverture:

 

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée.
Une des premières victimes d’une longue série de crimes.
Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York.
Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.
Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R.J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

 

Avis:

 

R.J. Ellory offre un roman profond où chaque phrase semble pesée et réfléchie. Le décor est parfaitement bien posé et le lecteur se retrouve immergé au milieu des années 40 dans ce village rural de Géorgie, tel un tableau nostalgique et triste.

C'est dans ce paysage que l'on découvre le jeune Joseph que l'on va suivre tout le long de sa vie. La narration à la première personne sous les traits de ce jeune homme nous livre un témoignage des plus réalistes des évènements tragiques qui vont jalonner son existence. Le lecteur est confronté aux doutes, aux espoirs, aux peurs et à l'impuissance de Joseph face à ses meurtres de petites filles qu'il ne peut empêcher et qui vont le hanter à jamais.


Seul le silence présente une construction différente des autres romans du style thriller  et ceci peut déstabiliser les amateurs du genre. Au lieu de construire l'intrigue autour des meurtres en série, l'auteur va élaborer son récit avec comme point central Joseph et sa vie; les meurtres sont alors des éléments périphériques de son histoire. On peut alors avoir l'impression que les assassinats sont tout à secondaires et que nous avons plus affaire au récit d'une vie qu'à un thriller.

 

J'ai dévoré la première partie du roman soit l'enfance de Joseph. J'ai été happée par l'ambiance, les personnages des villageois, les tensions qui couvent et la peur que l'on ne peut identifier. Cependant, la seconde partie m'a paru laborieuse, lente et j'ai peiné à finir le roman. Pour ma part, je n'ai pas apprécié cette distance avec les meurtres et ce côté introspection. Je m'attendais peut être à un roman plus classique avec une véritable enquête sur le tueur. La fin, quant à elle, m'a énormément déçue: trop courte et sans guère d'explication. C'est donc un avis très mitigé que je vous livre, tout en sachant que je vais m'attirer les foudres de beaucoup de lecteurs qui ont porté ce roman aux nues.

 

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 20:30

9782819500032FS-copie-1.gifDate de publication: 2010

 

Editeur: Editions les Nouveaux Auteurs



Note:


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Quatrième de couverture:


Deux jeunes trouvent la mort à Paris, victimes d'un tueur qui leur injecte de l'héroïne pure. Deux SDF subissent également un sort funeste dans les sous-sols de la gare de Lyon.

La copie d'une lettre codée ancienne va parvenir à la police, et la mettre sur la trace d'une vieille histoire qui trouve sa source en Bretagne, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le capitaine Daniel Magne et la jeune APJ Lisa Heslin vont tâcher de remonter dans le temps pour démêler l'affaire...mais celui qu'ils traquent est-il le vrai coupable, ou également une victime?

 

 

Avis:

 

De sinistre mémoire est une excellente découverte.C'est avec un grand plaisir qui j'ai dévoré ce polar/thriller.


Jacques Saussey, l'auteur, a une plume incisive, rythmée et fluide. Les dialogues sont utiles et ne font pas dans la longueur pour noircir de la page.

Les descriptions sont succinctes mais justes. J'ai particulièrement apprécié le décor breton de Hennebont et son ambiance: l'océan, la petite église et son cimetière (même si ils sont factices), le pont à écluse.... On appréciera aussi la façon dont l'auteur aborde la descriptions meurtres avec simplicité et sans goût pour le gore ou le sensationalisme.

De sinistre mémoire bénéficie d'un scénario aux multiples rebondissements et retournements de situations et ce jusqu'au dernier chapitre. Tout n'est pas aussi qu'il peut y paraître, rien n'est totalement noir ou blanc et l'histoire recèle de bien noirs secrets. C'est justement ce coté "recherches dans le passé" qui m'a le plus séduite: une véritable enquête dans les règles de l'art avec les archives, des témoins oubliés... (il est d'ailleurs à noter le récit poignant des atrocités de la guerre). Ici la police scientifique est présente mais ne tient pas le rôle principal.  En parallèle de cette enquête dans le passé, une véritable traque / course poursuite se déroule avec un rythme des plus soutenus.

Les personnages sont tout à fait crédibles. D'une part, nous avons le duo de policiers Daniel Magne/ Lisa Heslin, des êtres normaux avec leur propres soucis et confrontés à la dureté de leur travail et d'autre part, les personnages liés aux meurtres. Ces derniers sont les plus intéressants avec l'ambivalence de leurs caractères, leurs secrets et les conséquences de leur passé.


Comme vous l'aurez compris, il est difficile de parler de ce roman sans en dévoiler les rouages et c'est pour cela que je ne veux pas rentrer dans les détails. 


Un bémol pourtant, de nombreuses abréviations pour les services de polices sont utulisées... malheureusement il n' y a pas de lexique ou pour une note en bas de page pour se réperer.

 

Je vous encourage vivement à lire ce premier roman publié de Jacques Saussey. Ce dernier a beaucoup de talent et démontre que l'on sait aussi écrire de très bons polars dans l'hexagone. Les critiques des lecteurs démontrent la qualité de ce roman qui sortira en juin en poche, une raison de plus de l'acheter. Alors qui de mieux pour parler de ce roman que son auteur, Jacques Saussey que vous pourrez découvrir sur sont site Internet: http://www.jacques-saussey-auteur.com.

 

Sans pourtant vouloir en réveler trop, j'ai choisi un court extrait qui, je l'espre, vous plaira:

 

"Les souvenirs se ruèrent sur Gilbert Kermanec comme une lame de fond, le faisant chanceler sous la violence de l'impact. Les images se fondirent en un diaporama rouge sang, qui se termina par une vision des éclats de crâne volant dans l'air lourd d'un après-midi d'août 1944, tandis que les rires éclataient entre les déflagrations. L'odeur de poudre emplissait ses narines, mêlée à celle du sang et de la merde."

 

Pour les amateurs de vidéos, voici la bande annonce du roman

 

 

 

 

 


J'ai découvert De sinistre mémoire grâce aux Agents littéraires que je remercie grandement et que je vous recommande. N'hésitez pas à leur rendre visite sur le site Internet et apprécier leur large choix d'auteurs. Les livres présentés sont notés par des lecteurs comme vous et moi et non par des critiques littéraires professionnels. Cette proximité avec le public est, pour ma part, un atout, me fiant plus volontiers aux avis des lecteurs qu'aux dires de la presse.

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